Au cours de la fin de semaine du 28-29 mars 2009 dernier a eu lieu L’EXPO manger santé et vivre vert au centre des congrès de Québec. On y abordait entre autres la montée fulgurante des prix des aliments et la croissance des produits bio. On y a soulevé quelques problématiques.
D’une part, il ne semble pas avoir de limite pouvant freiner la hausse du prix des aliments dernièrement. Puisque se nourrir est un bien essentiel, nous devons donc le combler, mais à quel prix ? Si nous parlions de quelques aliments en particulier, nous pourrions évidemment opter pour des produits substituts, mais la hausse du prix de la nourriture touche tous les secteurs. D’après Statistique Canada, le prix global des aliments a augmenté de 7,4% en février par rapport à la même période l’an dernier. Les gens parlent de l’inflation, mais il s’agit ici d’un pourcentage bien plus élevé que l’inflation annuelle. Au niveau des légumes, il y a eu une augmentation de 24,5%, ce qui est une croissance énorme. Même chose du côté des fruits où le prix a augmenté de 21,1 % pour la période de février. La plus grosse augmentation se situe au plan des produits céréaliers. En effet, le blé, la farine en plus du riz ont vu leur coût augmenté de 27,2 % pour février. D’après l’article, les commerçants ne font pas davantage de profit. On peut présumer que les producteurs ont augmenté leur marge de profit puisqu’il serait surprenant que leur coût de production ait augmenté autant. Jusqu’où se terminera cette flambée des prix? La crise alimentaire est un phénomène réel et des mesures devront être prises en ce sens pour contrer l’effet actuel de la croissance des prix.
(http://lcn.canoe.ca/lcn/infos/national/archives/2009/03/20090320-225850.html)
Ensuite, la majorité des gens d’aujourd’hui sont conscients qu’il existe une grande variété de produits biologiques permettant de remplacer certains aliments traditionnels. Le thème des produits bio a été à l’honneur à L’EXPO de la fin de semaine passée. Plusieurs kiosques étaient exposés afin d’inciter les gens à utiliser les produits biologiques. Un seul problème vient rendre ces produits moins accessibles même si la popularité pour ceux-ci augmente chaque année ; Le prix ! Le prix des matières premières étant à la hausse, les coûts de production augmentent alors il faut pallier ce manque à gagner. «Le prix du pavot a triplé depuis deux ans, le prix de la farine aussi!», raconte Mylène Marcotte, propriétaire de l’entreprise Neuville. L’entreprise Prana opte pour la production à grand volume et le bas prix pour inciter la clientèle à opter pour leurs produits. «Le coût des matières premières ne cesse d'augmenter ! C'est à long terme que l'on va le sentir», indique Marie-Josée Richer, propriétaire de l’entreprise.
Les entreprises présentent s’entendaient toutes pour dire qu’il fallait trouver divers moyens afin de pallier à ce phénomène de hausse de prix. À la base, le prix des produits bio est bien supérieur au prix des produits traditionnels. On parle du double, voir même le triple du prix pour certains produits. Bien que populaire, est-ce que le phénomène des produits biologiques continuera sa croissance ou est-ce que la hausse des prix des matières de production aura raison de ce secteur d’activité en développement ?
Les supermarchés continueront-ils d’avoir des sections uniquement réservées à ce type de produit ? Les conséquences sont directes.
À suivre…
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/sante/200903/28/01-841303-expo-manger-sante-le-bio-malgre-la-crise.php
ÉQUIPE 4
mardi 31 mars 2009
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6 commentaires:
Mon commentaire concerne la hausse du prix des fruits, légumes et céréales. Selon un article publié sur http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/200902/28/01-832078-la-californie-touchee-par-la-secheresse.php, la californie serait touchée par des précipitations inférieures à la moyenne depuis plus de 3 ans. La californie étant le plus grand producteur agricole aux États-Unis, cette situation a eu un impact catastrophique sur la production agricole, poussant de nombreux producteurs à mettre leurs champs en jachère et faisant perdre leur emploi à plus de 95 000 ouvriers agricoles. Selon moi, cette diminution de l'offre de produits agricoles, conjointement à une hausse des coûts de production (principalement dû à la hausse du prix du pétrole)sont principalement responsables de cette hausse des prix. Le prix du pétrole s'est toutefois résorber et rien n'indique que la californie devrait subir une sécheresse semblable cette année encore, il serait donc surprenant de voir une augmentation des prix aux environs de 25% encore pour les années à venir.
Je crois que l'augmentation des prix dans la globalité des articles de consommation de base est dû à la hausse du prix du pétrole, et que cela faisait certain temps qu'il n'y avait pas eu de hausse marquée concernant ses articles. Ainsi, ils viennent prendre une marge de profit plus grande, afin de regagner des pertes encourrues. Pour ce qui est des articles bio, je crois que cette tendance va s'affaiblir étant donné la hausse des prix des aliments naturels. Ainsi les clients vont se jeter sur les prix les plus bas.
Sans se limiter aux légumes, les prix des aliments en général ont augmenté. Je suis d'accord avec DoM lorsqu'il parle des producteurs qui reprennent une partie des pertes précédentes. Du côté des marchés de l'alimentation, je crois que les gens vont se tourner de plus en plus vers des produits de marques maison. Loblaws (L.to) a déjà commencé à axer ses nouvelles publicités dans cette direction. C'est une opportunité qui est créée pour ces distributeurs alimentaires, car ils peuvent profiter de l'augmentation des prix des marques commerciales et la prudence des consommateurs avec leur argent. De plus, les gens sont de plus en plus au courant du fonctionnement de ces marques maisons et de la différence minime de qualité avec les produits de marque. (même qualité la plupart du temps ) Bref, je crois qu'il y a des possibilités de croissances pour les entreprises telles , loblaws, métro etc.
Je pense qu’il y aura toujours un marché pour les produits bio mais je crois que les différentes conditions économiques apportent certaine contrainte et changement. Lors d'une crise les gens ne veulent pas payé les gros prix et inversement lorsqu’elle va mieux. Donc certain préfèrerons un plus bas prix mais de qualité inférieur et d’autre continuerons à acheter la qualité mais en mois grosse quantité ce qui aura pour effet quant à moi de diminuer l’offre de produit bio des commerçants durant une récession.
De plus on pourrait ce pencher sur les dommages collatéraux de l’augmentation des prix des produits bio et santé en cas de récession économique. Cela pourrait-il affecter les statistiques d’obésité à la hausse du à une alimentation moins saine, à une diminution des activités,diminution du moral, etc. Je crois qu’il peut y avoir des impactes de cette sorte.
Afin d'ajouter un élément aux commentaires précédents sur les causes probables de la hausse des prix des fruits, légumes et céréales, il est aussi à noter la rareté de la main d'oeuvre dans ses domaines surtout au Canada. De plus, cette main d'oeuvre est de plus en plus couteuse se qui peut se répercuter sur le prix des produits. Plusieurs producteurs maraichers se voient, aussi, obligés d'aller recruter dans d'autres pays tel que le Mexique afin de combler leur besoin de personnel. Pour terminer avec le commentaire concernant la hausse de popularité des produits de marque maison, je tiens à souligner que la pluspart du temps les produits de marque maison sont produits à l'extérieur du Canada. En ce temps de crise, il ne serait pas préférable d'encourager l'économie canadienne??
Encourager l'économie canadienne, oui bien sûr! Pour reparler des produits bio, justement la plupart (non pas tous) proviennent de producteur locaux car le but de la production de ces produits est de porter une grande attention à l'environnement tout au long de la chaine de production et de distribution. Personnellement, je ne pense pas que ces produits subiront une grande diminution de la demande puisque leurs consommateurs les achètent suite à des valeurs (au niveau de l'environnement et de la santé) qui leur importe.
Pour ajouter à ce qu'à dit Dom, d'après moi une importante cause de l'augmentation du prix des fruits et légumes est également du en grande partie aux conditions climatiques qui affectent les récoltes. Au Québec l'été dernier, il a trop plus. Beaucoup de récoltent se sont noyées dans la boue. À l'opposé, en Californie (le plus grand état fournisseur d'agroalimentation aux USA), un état d'alerte a été déclenché récemment suite à 3 années consécutives de précipitations sous la moyenne. Les récoltes poussent dans le sable! Beaucoup de produits de cette provenance font part intégrante des étalages de nos super marché... Les produits sont plus rares, plus chers à produire, leur coût augmente nécessairement. Le facteur météo n'ira surement pas s'améliorant les années subséquentes.
Pour changer de sujet, j'ai récemment lu que plusieurs régions du terroir ont commencé depuis quelque temps à développer un nouveau type de tourisme : l'agrotourisme. Elles proposent des circuits permettant de découvrir leurs produits en visitant directement le producteur : une petite façon de stimuler les petites économies de ces régions. Je pense que ce genre de projets, dont on entent pas assez parler, peuvent également aider à restimuler l'économie à un certain niveau dans le secteur de la consommation de base.
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