vendredi 10 avril 2009

Papier hygiénique

La consommation de papier est à la hausse depuis plusieurs années et la déforestation est un phénomène réel ainsi que très présent malgré le bon vouloir de certaines entreprises de faire du recyclage. En effet, selon GoodPlanet.info, la déforestation progresse à un rythme de 13 millions d’hectares par année dont un bon pourcentage de ce montant sert à la production de papier, que ce soit commercial ou hygiénique. Avec la replantation et l‘expansion des forêts, la perte nette se situe à 7,5 millions d’hectares entre 2000 et 2006.

On note que la production de papier hygiénique est très néfaste pour l’environnement et Greenpeace vient de lancer une campagne publicitaire afin de réduire cette production qui est effectuée à partir du bois vierge. «Fabriquer du papier hygiénique à partir de bois vierge est pire que de rouler en Hummer en termes de pollution et d’impact sur le climat», raconte Allen Hershkowitz, scientifique au National Ressources Defence Council (NRDC).

Alors que 40% du papier hygiénique vendus en Europe provient de sources recyclables, il est évident que certaines entreprises ont pris des virages verts. Contrairement au contient européen, 98% du papier hygiénique vendu aux États-Unis provient directement de bois vierge directement coupé dans la forêt et va à l’encontre du virage écologique de la société. De plus, un traitement chimique est requis pour produire le papier directement du bois, ce qui pollue grandement l’atmosphère. La production de papier hygiénique se doit de prendre un virage écologie en utilisant le recyclage pour produire son papier. Il y a un vrai problème moral.

En ce sens, une entreprise d’ci située en Estrie connaît un essor important quant à la production de diverses formes de papiers recyclés. En effet, Cascade produit depuis plusieurs années diverses gammes de ce type de papier. L’entreprise en fait sa marque de commerce.

L’entreprise adopte des procédés de production favorisant la protection de l’environnement. Entre autres, le papier hygiénique est fait de 100% de fibre recyclée en utilisant 80% moins d’eau que la moyenne de l’industrie. De plus. Le papier est blanchi sans chlore, est séché par gaz naturel et tous ses emballages sont produits en matières recyclées.

Avec le virage de société favorisant la protection de l’environnement, il ne serait pas étonnant que la demande pour le papier hygiénique soit à la hausse. Percer le marché américain serait aussi une très bonne perspective de croissance.

ÉQUIPE 4
http://www.cascades.ca/site/papier-tissu/papier-hygienique/enviro-100-recycle.html
http://ecoloinfo.com/2009/03/23/vos-papiers-sil-vous-plait-actsense-46/

6 commentaires:

Zaki Bougouss a dit…

Hey !! article vraiment intéressant. D'autant plus que le nouveau gouvernement américain adopte nouvelle politique verte sur nouvelle politique verte. Je crois que ce sera une occasion d'affaires intéressante.

Etienne Gagnon a dit…

Ouais je crois aussi que les politique vert vont apporter de bonnes possibilités d'investissement. Par contre, je croit qu'il faudra attendre encore un bon moment avant d'espérer des rendements intéressants dans ce créneau. La plupart des produits verts sont plus cher que leurs concurrents classique et ont est encore dans la crise pour un petit bout. Le marché au états unis c'est plus tournée vers les marques «sans noms» alors que les entreprises qui s'étaient lancées dans ce genre de produits vont assez bien. Je crois qu'à court terme ce dernier secteur seraient plus fort. À moyen/long terme le vert à d'excellente «upside» par contre.

Guillaume Mercier a dit…

la production de produit vers est plus dispendieuse c'est sûr, mais elle a un certain pouvoir d'attraction, parce que de plus en plus les gens consomment vert. je crois que les compagnies qui porduisent des produits en se souciant de l'envirronement maintenant auront un avantage lorsque les marchés reprendront du poil de la bête.

De plus, ce genre de produit deviendra sans aucun doute une obligation dans un futur rapproché, donc ceux qui auront déjà uen image verte pourront plus facilement écraser leurs compétiteurs. l'important est d'être suffisamment fort pour passer à travers la crise, car les gens cherchent le moins cher.

Emmanuel Ferragne a dit…

La production de produits verts est certe plus dispendieuse, mais à long terme elle volera les parts de marché des autres entreprises car la sensibilisation mondiale face à l'environnement ne cesse de croître et les mesures gouvernementales en ce sens favorisent de plus en plus la consommation de ces produits.

De plus, une entreprise qui s'affiche comme ''Verte'' parait mieux au sein de la société d'aujourd'hui, et c'est dans ce genre d'entreprise que les compagnies tiendront à investir, surtout lors du dernier trimestre avant la publication de leurs rapports annuels afin de bien paraître à la population et de montrer qu'ils détiennent des parts d'entreprises ayant une vision de développement durable et de protection de l'environnement.

Louis Larivière a dit…

Une entreprise qui se soucie de la protection environnementale donne une image positive à leur entreprise ! Ainsi, en adoptant un comportement éthiquement responsable dans la société, il rehausse leur image, leur réputation. En bout de compte, cela est très bénéfique pour l’entreprise et pour la réduction au niveau de leur coût. En ce sens que si l'entreprise offre un produit vert, donc fait à partir de matériaux recyclable, il y a de forte chance également que le produit soit plus demandé et que les coûts reliés aux matières premières diminuent comme c'est probablement le cas du papier hygiénique chez Cascade. Il reste cependant un long chemin à faire avant de voir toutes les entreprises prendre ce virage vert malgré la forte pression des groupes sociaux comme Greenpeace. Finalement, Cascade est un bon exemple de virage vert qui a pris l’initiative en ce sens.

Anonyme a dit…

Les Lemaire de Cascades sont des pionniers dans le domaine et ils le pratiquent dans la règle de l’art depuis plusieurs années. Faut aussi savoir que la vraie opération recyclage dans le papier en tous cas a eu son coup d’envoie quand elle nous fut dictée comme mesure protectionniste par nos clients du sud. Ils ont commencé par nous imposer un contenu de 10% de «recyclé» dans plusieurs grades. Beaucoup d’usines n’ayant pas vu venir le coup se sont improvisées recycleuses avec des procédés non conformes puisqu’il n’y avait pas de conformité. On parle de 1986. Le papier était alors «désencré» par des lavages grossier avec de la soude caustique. Il y avait des usines qui déversaient dans leurs égouts pas moins de 40% des papiers recyclés sous forme de boue caustifiée. Pendant ce temps et encore aujourd’hui, des fibres vierges composent la presque totalité du papier hygiénique fabriqué dans le monde. Les usines de papier du Québec continuent de fermer les unes après les autres malgré tout. L’opération recyclage est prise à la légère en haut lieu dans plusieurs municipalités. Un exemple, Lasalle à Montréal utilise encore les petits bacs bleus et le peu de matières qu’ils contiennent s’envole au vent. Il y a actuellement des tonnes et des tonnes de papier recyclé mal entreposé et farci de champignons qui vont encrasser les procédés de transformation si ce papier se rend jusque là. Oui, vraiment mal en point le recyclage du papier. Je crois qu’en bout de ligne, notre meilleure contribution est d’éviter au maximum de consommer du papier (nos arbres verts générateurs d’oxygène pur). Les papiers essuies tout se remplacent par un bonne guenille propre et mouillée. Même chose pour les serviettes de table en papier. Le papier de toilette, faut admettre que l’opération substitution par autre chose est rendue culturellement difficile. Éliminer au maximum le courrier postal conventionnel en utilisant Internet est aussi une bonne idée.
Le plan original était de tout séparer, verre, plastique et papier. Quand on s’est rendu compte que la collaboration n’y était pas, on a décidé de tout mélanger. Gros problème… la moindre particule de plastique est parfaitement incompatible avec la fabrication du papier. Il est impossible pour le moment de l’enlever complètement et c’est une vraie bête noire en tous cas dans la fabrication des papiers minces genre papier journal et écriture. Donc enlever les fenêtres plastifiées des enveloppes est une bonne idée mais combien le font ? Faut quant même pas croire qu’un trieur le fera enveloppe par enveloppe. Enfin, il ne faut pas se gêner pour poser les vraies questions qui concernent le cheminement du papier qu’on recycle et aller voir sur place quand c’est possible comment ça se passe. Qui le recycle, où c’est, comment il procède, qui sont ses clients et comment il gère son entreposage.